Antonin Artaud

Les nouvelles révélations de l’être

Illustrations de l’auteur.

2019 ‒ 48 pages ‒ 14 x 22 cm

Le feu dans l’eau,
l’air dans la terre,
l’eau dans l’air
et la terre dans la mer.
Ils ne sont pas encore assez fous, ils ne sont pas assez rués les uns contre les autres, et d’autant plus furieux, d’autant plus enragés qu’ils sont plus proches et plus familiers.
Là où la Mère mange ses fils,
La Puissanre mange la Puissance :
Sans la guerre pas de stabilité.

La langue tombe, s’effondre, resurgit brutalement, verticale : elle se décompose et vit. Publiées en 1937 les Nouvelles révélations de l’être agissent comme une prophétie : “je ne suis pas mort, je suis séparé”. Dès lors qu’il se dit “mort au monde”, Artaud se trouve incapable de parler en son nom : commence, quelques mois après la publication, le long séjour asilaire qui sera un chemin vers la reformation d’un moi à partir de fragments épars.

  • 500 exemplaires sur vélin des îles d’Aran.
    12 euros.