Jacques Sojcher

La confusion des visages

Illustrations d’Arié Mandelbaum.

2019 ‒ 88 pages ‒ 14 x 22 cm

Le moi est le trou
de l’être.
Un survivant ordinaire,
un rêveur qui veille
sur la confusion
des images.


“Ma vie est l’oubli de ta vie”. Toute l’œuvre de Jacques Sojcher se joue des genres avec désinvolture. Romans, récits, poésies, essais, enrobés d’une solide couche d’autodérision luttent contre l’érosion de la langue en voulant inventer un langage nouveau : La confusion des visages, contre les assauts du temps voudrait tenter d’empêcher la dissolution du sens. Entre une parole linéaire qui offre une image supportable du monde mais couvre l’horreur, et le silence, Jacques Sojcher fraie une parole intermédiaire, une écriture trouée, balbutiante. Entre les lignes, où respire la figure du père disparu à Auschwitz, se lit la difficulté d’être vivant en remplaçant les morts : les mots exhibent autant qu’ils cachent.

  • 20 exemplaires accompagnés d’un dessin d’Arié Mandelbaum.
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  • 480 exemplaires sur vélin.
    15 euros.