Bérénice Constans

L’œil de tous les yeux

Préface de Claude Louis-Combet.

Nombreuses illustrations de l'auteur.

2017 ‒ 96 pages ‒ 14 x 22 cm

Se servant de l’entrelacs de branches tombantes pour mieux se dissimuler, elle observait la tache sur le mur, en se mordant nerveusement la lè̀vre. Plusieurs fois de suite, elle ouvrit et ferma les yeux, en essayant de s’arracher à̀ sa vision. Mais, il y eut en elle comme une cassure. Elle n’osait plus bouger, de peur de dé́couvrir de nouvelles taches.

L’obscurité́ allait s’abattre sur elle en une pluie de cendres noires.

Comme le souligne la préface de Claude-Louis Combet : “le livre, ici, n’entend donc pas parler peinture mais il s’ouvre, d’un bout à̀ l’autre, sur une dimension essentielle de la création : la perception visuelle, dans sa fragilité́, sa né́cessité et son aventure.” Nous apprenons ce que vraiment voir veut dire alors que l’obscurité affleure à la surface des yeux : percevoir et recevoir pleinement, tel un nouveau né ou un animal est capable de saisir ce qui est et plus ce qui semble être.

  • Les treize premiers, numérotés, sont accompagnés d'un dessin original de Bérénice Constans.
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  • 787 exemplaires sur vélin du Grand Maurian.
    17 euros.