Henri Michaux

Jours de silence

1978 ‒ 40 pages ‒ 14 x 22 cm

Dans la vallée sans commandement
des milliers d’hiers occupés à périr

Le suprême
prend la place
soulève la vie

j’hérite d’inconnus

L’insaisissable m’a saisi
qui tout traverse

Quelque chose parachève en moi quelque chose
Fidèle à l’être.

Henri Michaux réservait chaque semaine une journée entière au silence et à la méditation. De ces parenthèses de retrait – là où l’esprit n’acquiert plus, n’entasse plus, ne range plus – sont nés les neuf poèmes qui composent ce recueil. Il y explore les voies récurrentes de son œuvre, notamment graphique : l’expérience du vide, du silence, de l’ailleurs. S’opère alors une rupture avec le langage ordinaire, comme pour mieux accéder à une parole autre, plus intérieure, plus essentielle. Délivré de l’intranquillité, l’être peut alors rejoindre l’au-delà des choses, glisser hors du monde, seuil après seuil, jusqu’à l’irréductible inconnu : la sagesse et ses multiples torrents. Une médiation entre l’espace et le corps où «le varié, le divers, le distrayant n’a plus sa part / sa monstrueuse part».

ISBN 978.2.37792.210.9
  • 20 exemplaires sur japon nacré.
    indisponible.
  • 60 exemplaires sur Ingres d’Arches.
    indisponible.
  • 500 exemplaires sur vélin. Nouvelle édition en 2026.
    14 euros.